Le candidat à la présidence de la Femafoot, Mahazou Baba Cisset, poursuit le partage de son projet-programme pour le renouveau du football malien.
Hier lundi et ce mardi 10 mars 2026, le candidat Baba Cisset a dévoilé les axes 2 et 2 de son projet-programme.
AXE 2 : Promouvoir l’unité de l’ensemble des acteurs du football au Mali
1. Mettre en place un cadre permanent de dialogue
Créer un forum de concertation du football malien réunissant régulièrement : la Fédération malienne de football, les ligues régionales, les clubs, les joueurs et anciens joueurs, les entraîneurs, les arbitres, les supporters, les partenaires institutionnels (État, sponsors)
Objectif : discuter des problèmes du football malien, prévenir les conflits, prendre des décisions consensuelles
2. Créer un comité de réconciliation du football
Mettre en place un comité indépendant de médiation composé de : anciens dirigeants respectés, anciens joueurs emblématiques, juristes sportifs, représentants neutres
Missions : régler les conflits entre clubs et dirigeants, restaurer la confiance entre les acteurs, proposer des solutions consensuelles
3. Mise en œuvre des résolutions importantes des États généraux du football malien
Objectifs : analyser les résolutions par rapport à notre projet, redéfinir une vision commune, adopter une feuille de route pour l’avenir
4. Valoriser les anciens acteurs du football
Les anciens joueurs et dirigeants peuvent jouer un rôle important de rassemblement.
Créer par exemple :
Un conseil des sages du football malien
Un comité consultatif des anciennes gloires
5. Renforcer la communication entre les acteurs
Mettre en place : une plateforme de communication entre clubs et fédération, des réunions trimestrielles, un système d’information partagé « Unis pour un Mali champion »
AXE 3 : Construire un cadre juridique moderne pour le football malien
1. Lancer une réforme inclusive des statuts et règlements de la FEMAFOOT
Un de nos premiers chantiers consistera à ouvrir une réforme participative des textes régissant notre football.
Actions à mener :
Mettre en place une commission chargée de la réforme des textes en associant les clubs , les ligues régionales, les joueurs, les arbitres, les juristes du sport, les anciens dirigeants
Objectif
Garantir que les statuts servent l’intérêt du football malien et non celui des dirigeants en place.
2. Rééquilibrer les pouvoirs au sein des organes de la fédération
Un cadre juridique moderne doit éviter la concentration excessive du pouvoir.
Réformes envisagées : renforcer le pouvoir de l’Assemblée générale, instaurer des mécanismes de contrôle institutionnel et créer un système de reddition des comptes obligatoire
3. Clarifier les règles de gouvernance et d’éthique
Définir clairement : les responsabilités des dirigeants, les règles de transparence, les incompatibilités de fonctions et les obligations de déclaration d’intérêt.
Créer un *code d’éthique obligatoire pour tous les dirigeants
4. Garantir l’indépendance des organes juridictionnels
Les organes de justice sportive doivent être indépendants du pouvoir exécutif.
Il faut donc renforcer l’indépendance des commissions disciplinaires, garantir des procédures transparentes et assurer le droit de recours.
Cela permet d’éviter les décisions politiques ou partisanes.
5. Adapter les règlements au développement du football
Les textes doivent favoriser le développement des clubs, la formation des jeunes, la professionnalisation des compétitions et la protection des joueurs.
Un cadre juridique efficace qui facilite l’investissement dans le football.
6. Introduire des règles modernes de gouvernance sportive
S’inspirer des standards de gouvernance appliqués dans le football international : limitation des mandats, transparence financière, audit indépendant et publication des rapports d’activité
Ces règles renforcent la crédibilité et la stabilité institutionnelle.
7. Mettre en place une révision périodique des textes
Pour éviter que les statuts soient modifiés uniquement en période de crise, il faut instaurer une révision institutionnelle tous les « 4 ans », un mécanisme d’évaluation de la gouvernance.